Champ magnetique

Dans la salle IRM, le champ magnétique est intense et homogène, grâce au phénomène de la supraconductivité. Plus on s’approche de la machine IRM plus on est soumis au champ. Plus on s’en éloigne et moins notre corps y est soumis. L’intensité du champ diminue avec le carré de la distance : F=F0/d² (F0 la force au centre de l’aimant et d la distance par rapport au centre de l’aimant)

Il est IMPORTANT de respecter la ligne des 5 gauss (=0.0005 tesla). Cette ligne doit être matérialisée au sol dans la salle IRM. Cette ligne ne doit pas être franchie par les patients porteurs de contre-indications ou les objets ferromagnétiques.

Au contact du champ, les objets ferromagnétiques (tels que obus d’oxygène, matériel de surveillance, pied à perfusion, chaise roulante, ciseaux, bips, téléphone…) se transforment en projectiles pouvant atteindre une grande vitesse et ainsi devenir dangereux. La porte d’entrée de la salle IRM doit comporter un écriteau rappelant la présence du champ et des contre-indications.

L’onde de radiofréquence

Celle-ci peut provoquer des échauffements au niveau des tissus ainsi que des brûlures. Afin d’éviter ces échauffements il faudra réguler la SAR (Spécific Absorption Rate). Elle est mesurée en W/kg.

La norme de référence est la norme IEC 601-2-33, elle vise à ne pas augmenter la température du corps de plus de 1 degré.


La SAR est régulée en entrant le poids et la taille des patients lors de leur enregistrement pour l’examen. Des brulures cutanées peuvent provenir :

  • de boucles électriques des câbles de monitorage
  • de contacts cutanés (mains croisées sur le ventre, contacts des mollets ou des cuisses)
  • du port de piercing
  • de patchs cutanés (certains contenants des feuilles d’aluminium)
  • de tatouages dont l’encre peut contenir des dérivés ferromagnétiques

Le Bruit

Le niveau d’intensité du bruit peut être très élevé dans la salle IRM. -Il n’y a pas de législation pour les patients. Aussi si les constructeurs fournissent des casques ne surtout pas hésiter à les proposer aux patients ou bien alors des bouchons d’oreilles. L’examen n’en sera que mieux toléré.

En ce qui concerne le personnel une limite de 87 décibels est imposée.

Le Quench

C’est l’arrêt de la supraconductivité. En effet l’hélium qui refroidi l’aimant passe de l’état liquide à l’état gazeux.( environ 2000 l)

Lors d’un quench l’hélium liquide qui se transforme en Hélium gazeux (1l He liquide se transforme en 700 l He gazeux) est évacué par le tube de Quench.

En cas de quench dans la salle (très rare) :
Il y a alors un risque important d’asphyxie car cela induit diminution de la teneur en oxygène au niveau de l’air ambiant et d’éventuelles brulures par le froid (-270°C) du patient présent dans le tunnel et aussi des personnels présent dans la salle. Dans le cas ou la porte de la salle ne s’ouvre pas vers l’extérieur, il est important de disposer d’une trappe de sécurité (passage de personnes) ou soupape de sécurité), afin d’éviter le confinement de la salle.

Le produit de contraste en IRM

Ils sont à visée diagnostique uniquement. Ils sont injectés afin d’améliorer le contraste des images acquises en IRM.

On injecte communément 0.2cc/kg. L’injection du produit se fait par voie intraveineuse. Des effets indésirables peuvent apparaitre après l’injection du PDC. Ils sont de nature transitoire et de faible intensité. Les effets éventuels sont :

  • les nausées
  • les vomissements
  • les éruptions cutanées
  • les démangeaisons

Des réactions allergiques graves ou des néphroses fibrogénique systémique sont moins fréquentes

Si l’on est porteur d’insuffisance rénale, il sera demandé un prélèvement sanguin afin de vérifier la clairance. A ce moment là le médecin prendra la décision ou non d’administrer le produit de contraste.